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Pas un, mais des diabètes !

Le 17/11/2014 | Diabète, Sucre, Glycémie


Tout le monde a déjà entendu parler du diabète. Pourtant, beaucoup ignorent qu’il n’existe pas qu’un seul type de diabète mais bien plusieurs. Avec des âges d’apparition différents et des conséquences différentes.

Qu’est-ce que le diabète ?

Le diabète est une maladie chronique qui provoque une augmentation du taux de sucre dans le sang (hyperglycémie). Celle-ci est causée par une diminution (ou un arrêt complet dans le diabète de type 1) de la production d’insuline par le pancréas et par une résistance des cellules à l’action de l’insuline (diabète de type 2). L’insuline est une hormone fabriquée par le pancréas et qui permet de contrôler le taux de sucre dans le sang en le faisant pénétrer dans les cellules.

Quels sont les différents types de diabète ?

Le diabète de type 1 ou diabète juvénile

Le diabète de type 1 se développe généralement chez les enfants et les adolescents. Il représente 5 à 10 % de tous les types de diabète. Le diabète de type 1 est causé par la destruction, par le système immunitaire, des cellules du pancréas qui assurent la production d’insuline. Le patient diabétique de type 1 ne produit plus du tout d’insuline. Il doit donc s’en administrer quotidiennement pour réguler sa glycémie (concentration de sucre dans le sang). Il s’agit donc d’un diabète insulinodépendant. Les symptômes du diabète de type 1 apparaissent rapidement après quelques jours ou semaines d’une augmentation généralement très importante de la glycémie (hyperglycémie) : envie fréquente d’uriner, soif et faim intenses, perte de poids, vision floue, fatigue… voire coma. Contrairement au diabétiques de type 2, les diabétiques de type 1 sont généralement minces et sans antécédents familiaux de diabète.

Le diabète de type 2 ou diabète de maturité

Le diabète de type 2 se développe généralement après l’âge de 40 ans. C’est le type le plus fréquent de diabète (90 % de tous les cas). La plupart des diabétiques de type 2 sont en surpoids ou obèse. Le diabète de type 2 est causé par deux mécanismes : l’insensibilité des cellules du corps à l’insuline (résistance) et une production déficiente d’insuline. Contrairement au diabète de type 1, le pancréas continue dans un premier temps à fabriquer de l’insuline. Cependant, cette production s’affaiblit avec le temps : certains diabétiques de type 2 doivent donc aussi s’injecter de l’insuline. Le diabète de type 2 est d’installation beaucoup plus progressive que le diabète de type 1. Il débute donc souvent sans le moindre symptôme. C’est la raison pour laquelle il passe fréquemment inaperçu et que beaucoup de diabétiques de type 2 ne sont diagnostiqués que tardivement (en moyenne après sept ans). Certaines personnes sont plus à risque de développer ce type de diabète :

  • les plus de 40 ans
  • les personnes en surcharge pondérale
  • celles ayant des antécédents familiaux de diabète
  • les femmes qui ont développé un diabète de grossesse.

Un test de dépistage (simple test sanguin) est recommandé pour les personnes qui présentent un ou plusieurs de ces critères. L’apparition du diabète de type 2 est étroitement liée au mode de vie. En adoptant des habitudes de vie saines dès le plus jeune âge (alimentation équilibrée, activité physique suffisante…), il est possible de retarder l’apparition du diabète et même de le prévenir.

Le diabète gestationnel (de grossesse)

Le diabète de grossesse apparaît vers la fin du 2e et au 3e trimestre chez des femmes ne souffrant pas de diabète avant d’être enceintes. Ce type de diabète disparaît dans la presque totalité des cas après la grossesse. Les femmes qui ont présenté un diabète gestationnel courent cependant un risque accru (20 à 30 %) de développer un diabète de type 2 par la suite. Il en va de même pour leur enfant qui, lui aussi, est davantage susceptible de développer un diabète.

Incurable mais traitable

Si le diabète reste à ce jour une maladie incurable, un traitement suivi rigoureusement permet d’éviter la plupart des complications qui lui sont liées (hyperglycémie, hypoglycémie, problèmes oculaires, insuffisance rénale, infarctus cardiaques, accidents vasculaires cérébraux…) et offre la possibilité au patient de mener une vie quasi normale.

Article rédigé par Kathleen Mentrop, ViVio

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